Jean Claude Lenoir membre de la délégation française présente au Sommet de Durban
Je faisais partie de la délégation française conduite par la Ministre Nathalie Kosciusko-Morizet lors du sommet de Durban sur le changement climatique qui s'est tenu en Afrique du sud début décembre (lire sous la photo le point de vue que j'ai a eu l'occasion de développer lors du débat qui s'est déroulé au Sénat sur ce sujet mardi 17 janvier).
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Séance d'ouverture du Sommet, présidée par le Secrétaire général de l'ONU
Le Sommet de Durban a réuni les représentants de 194 pays. L'enjeu de cette rencontre organisée sous l'égide de l'ONU était important puisqu'il s'agissait de fixer un calendrier d'actions pour enrayer le réchauffement de la planète, en divisant par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre en 2050 par rapport à 1990.
Accompagnée d'une délégation de parlementaires dont je faisais partie, Nathalie Kosciusko-Morizet, Ministre du développement durable, a rappelé que la France a apporté sa pierre à l’édifice en signant le Protocole de Kyoto, qui est le seul instrument juridique international ayant pour but et pour effet de réduire les émissions de gaz à effet de serre. La France a oeuvré en ce sens également en faisant avancer les discussions sur les sources de financements destinées à lutter contre le changement climatique dans les pays en développement. La Ministre a réaffirmé la nécessité de parvenir à un accord global. Le point principal de désaccord portait sur les moyens de rendre le futur traité légalement contraignant. L'Union européenne a fait de cet enjeu son cheval de bataille, face notamment aux pays les plus pollueurs que sont les États-Unis, la Chine et l'Inde (*). Au final, les délégations présentes à Durban se sont entendues pour s'engager vers un accord qui inclurait tous les pays et qui devra être adopté en 2015. Autre enjeu, sur lequel la France s'est fortement mobilisée, la mise en place d'un "Fonds vert" destiné à soutenir le développement des pays les plus pauvres, notamment en participant au financement des énergies renouvelables. Dans le prolongement du Sommet, des groupes d'experts vont se réunir pour étudier les solutions permettant de mobiliser les sommes nécessaires.
Le Sommet de Durban aurait pu se conclure sur un échec. Or ce n'est pas le cas. Les avancées obtenues resteront certes trop modestes, mais l'essentiel est que les dirigeants se soient accordés pour fixer clairement une feuille de route et un calendrier plus contraignant. Peu d'observateurs auraient parié sur un tel résultat au départ.
(*) le Protocole de Kyoto visait à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 5%, par rapport à 1990, mais cet engagement ne s'appliquait ni aux Etats-Unis, qui ne l'avaient jamais ratifié, ni à la Chine, ni à l'Inde, ni enfin au Brésil, ces derniers n'étant pas rangés dans la catégorie des pays industrialisés.
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